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Les Quotidiennes de Val

Les Quotidiennes de Val

... c'est l'histoire d'une lectrice, d'une fille se promenant, allant au cinéma, poussant parfois ses coups de gueule,ou dévoilant ses coups de coeur...Pour au final, partager ce qui anime le quotidien...


Chine et Japon, sous la plume d'Oswald Wynd avec "Une odeur de gingembre"

Publié par Valou076 sur 26 Février 2012, 11:08am

Catégories : #littérature

...Pour les blogueuses lectrices, ce livre est obligatoirement passé sous vos yeux à un moment donné. Pourquoi ? Parce que notre amie George ne cesse de nous vanter sa qualité, la beauté de son écriture...

Losque nous nous sommes rencontrées en octobre, elle m'a offert ce roman, me garantissant un merveilleux moment de lecture...

une odeur de gingembre

 

J'avoue sans aucune hésitation que l'objectif est atteint. J'ai lu ce livre sans trop en connaître, gardant au maximum l'effet de surprise sur son contenu, et le voyage était magnifique, en compagnie de Mary Mackenzie, jeune Ecossaise de vingt ans qui embarque pour l'Orient, épouser un homme qu'elle connait peu dans les quartiers diplomatiques situé en Chine. Avant même qu'elle pose les pieds sur le sol chinois, elle a déjà l'impression de changer. Vivre sous la protection maternelle pendant ses 20 premières années l'empêchait de voir le monde tel qu'il était, son départ lui ouvre petit à petit les yeux. Ces découvertes inavouables sont retranscrites dans un journal, qu'elle tient secrètement dès qu'elle est seule. Très vite, dès les premières lignes de ce carnet, elle se rend compte qu'elle sort du carcan maternel, et est persuadée que sa mère désapprouve ses idées. 

Petit à petit, l'appréciation de la mère, donnée ou imaginée, s'efface, pour une nouvelle Mary, qui prend ses décisions elle-même, dans un univers méconnu, insolite et un peu effrayant. Comment se forger sa place dans un pays où l'on ne parle pas la langue locale ? Loin de l'effrayer, cette situation lui donne envie de sortir de ses quartiers, de ces relations diplomatiques où, manifestement, elle n'y trouve sa place.

De cette union, pas très idyllique, il faut le reconnaître, une petite fille verra le jour, au désespoir du père, qui attendait un garçon (bien sûr !)... Durant ses dîners avec légats, ambassadeurs, consuls, Mary fait la connaissance d'une future grande amie, française, Marie. Outre le journal, nous retrouvons aussi des pièces de sa correspondance avec Marie, partie aux Etats-Unis avec son mari.

Ce départ se fera quasiment en même temps que la rencontre, puis la liaison que Mary entretiendra avec Kentaro, officier japonais au service de son Empire, et prêt à en découdre avec les Russes lors de la fameuse guerre de la Mandchourie...

Cela fait un peu plus d'une semaine que j'ai fini de lire ce roman. J'y ai retrouvé les ingrédients qui avaient tant plu à George (vous pouvez les retrouver ici).

Contrairement à ce que je craignais à la lecture des premières pages, Mary est une femme forte, décidée, victime, mais battante malgré tout. J'ai admiré le courage de cette jeune femme, puis jeune mère, à l'heure où tout semble monté contre elle...si je tiens à garder l'effet de surprise sur ce roman, je peux vous dire que cette Mary a décidément plus d'une corde à son arc. C'est un peu une avant-gardiste dans sa manière de juger de la place de la femme, de sa place, dans la société.

Elle craint les répercussions de la plupart de ses actes, mais va toujours de l'avant, jusqu'au moment où sa décision n'est plus du tout entravé par la crainte du "qu'en dira-t-on".

Outre le parcours de cette femme de 1903 à 1942, c'est l'histoire même de la Chine, puis du Japon, que nous découvrons au fil des pages. Il s'agissait alors d'une période troublée, avec les lendemains de la révolte des Boxers, de la guerre du Mandchourie, des relations Chine-Japon, du terrible tremblement de terre de Kanto, en 1923 (nous y retrouvons une référence à Franck Lloyd Whright, et son infaillible hôtel Impérial, un des seuls édifices demeurant debout suite au séisme).

Tant de choses sont à (re)découvrir dans ce récit, écrit avec beaucoup de finesse, sans les épisodes pathétiques que je pouvaient craindre dans la première partie. C'est une sacrée femme, et Oswald Wynd un sacré écrivain qui m'a fait voyagé à travers les paysages de l'Orient.

Bien évidemment, suite à cette critique, je ne peux que recommander, à mon tour ce magnifique récit, qui m'a charmée.

Ce livre redémarre ma deuxième session du challenge God save the livre, autour de la littérature britannique, et le challenge Voisins-Voisines repris par Anne (des mots et des notes). Il va servir également à remplir mon objectif Petit Bac, catégorie Végétal. 

 

Challenge-anglais Voisins-Voisines-2012 Petit Bac 2012

(Au passage, j'informe George qu'il aurait bien été adapté par la BBC...sous le titre "The Ginger Tree")

 

Commenter cet article

Yuko 27/02/2012 12:06


J'avais déjà lu une très bonne critique de ce livre sur le blog de George, ton avis me donne très envie de le découvrir ^^

Valou076 27/02/2012 18:46



Cours le prendre...cours !



Aifelle 27/02/2012 07:32


Je l'ai noté sur ma LAL depuis une éternité, il faudrait que je trouve le temps de le prendre à la bibliothèque.

Valou076 27/02/2012 11:46



je suis certaine qu'il te plairait...



Anne 26/02/2012 22:18


Je vais noter le lien, mais je ne te lis pas en détail pour garder moi aussi le charme de la surprise. Je l'ai moi aussi repéré sur d'autres blogs !

Valou076 27/02/2012 11:44



je n'en ai pas dit beaucoup pour préserver le plaisir de lecture, rassures-toi ;-)



zarline 26/02/2012 20:59


Je l'avais moi aussi loupé chez George donc je suis heureuse que tu prennes le relai. Très très tentée par ce récit. Ca me rappelle un peu d'ailleurs un livre que j'avais beaucoup aimé plus jeune
sur une femme qui suit son mari diplomate en Indochine (impossible de me rappeler le nom par contre). 

Valou076 27/02/2012 11:36



Le sujet est intéressant...j'aime voir comme des personnes dépaysées s'adaptent à un univers nouveau...



Alex-Mot-à-Mots 26/02/2012 20:56


Je n'ai pas adhérer au presonnage principal, sauf peut-être sur la fin. Elle est un peu trop passive à mon goût.

Valou076 10/10/2012 19:02



C'est vrai qu'elle a une passivité assez exaspérante parfois...mais l'univers de ce roman m'a vraiment plu !



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