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Les Quotidiennes de Val

Les Quotidiennes de Val

... c'est l'histoire d'une lectrice, d'une fille se promenant, allant au cinéma, poussant parfois ses coups de gueule,ou dévoilant ses coups de coeur...Pour au final, partager ce qui anime le quotidien...


Bye bye Elvis, de Caroline de Mulder - rentrée littéraire 2014

Publié par Valou076 sur 24 Septembre 2014, 18:31pm

Catégories : #littérature, #rentréelittéraire2014

Bye bye Elvis, de Caroline de Mulder - rentrée littéraire 2014

Elvis et moi, c'est une grande histoire. (non, non... je ne craque pas !)

Pour vous expliquer brièvement, Elvis Presley a bercé mon enfance, mon adolescence, et revoir son concert Alowa from Hawaï ou, encore mieux, son come-back de 1968, est toujours un super moment. Je connais ces concerts par coeur, je connais ses mimiques, je chantonne une chanson avant qu'elle ne débute... bref, j'aime voir ces deux concerts d'Elvis ! Moins ses films, qui sont de véritables navets, mais qui peuvent aussi être un fond sonore en soirée familiale.

Quand j'ai vu que ce roman sortait chez Actes Sud, l'hésitation a été rapide. Il fallait que je le lise. Et pourtant, le sujet n'est pas le plus brillant pour le chanteur.

Loin de se focaliser sur les étoiles entourant lui, l'auteur tend plutôt à présenter ses travers, de l'enfance jusqu'à la fin, tandis que, en parallèle, un personnage vieillissant se dévoile petit à petit, des années plus tard. Ce dernier est un Américain, John White qui vit cloîtré dans son appartement parisien. Il est accompagné d'Yvonne, qui travaille pour lui, au quotidien. Elle loge dans cet appart où l'opulence semble de mise, se demandant quelle était la vie de cet homme toujours malade, apeuré pour un rien, et qui craint tellement d'être seul.

Le récit alterne entre des chapitres présentant le vécu du King, et d'autres chapitres où nous suivons Yvonne dans son quotidien avec le péniiiible John White. Une lecture qui risque de changer le regard sur l'artiste, mais qui est aussi une réflexion sur les travers de la célébrité.

Bye bye Elvis, de Caroline de Mulder - rentrée littéraire 2014

Caroline de Mulmder tape "là où ça fait mal", en ce qui concerne Elvis Presley, et ce n'est pas une lecture facile, malgré le fait qu'il s'agisse d'un roman, quand le King est mis à mal, et que ses pires défauts sont mis en avant.

Difficile de démêler le faux et le vrai. Je tends à croire que le portrait est fidèle, mais je ne suis pas sûre d'avoir tellement voulu tout savoir. Des dépendances aux médicaments, un personnage pas si heureux, un imbécile, parfois, que l'on a envie de secouer... Je le savais déjà plus ou moins à la base, mais là, c'est comme s'imposer de voir la vérité en face, pour qu'enfin les masques tombent.

A côté de cela, nous découvrons John White, Américain d'un âge assez indéfinissable, énorme, éternellement malade, éternellement affamé, qui ne peut vivre seul chez lui, demandant sans cesse de l'attention et de la compagnie, au point de faire fuir plusieurs aidantes ne tenant pas le choc. Jusqu'à ce qu'Yvonne arrive, quelques temps après la perte de son mari.

Là encore, nous avons face à nous un homme au caractère difficile, au passé trouble. Qui est-il ? D'où vient-il ? D'où vient cette fortune qu'il semble avoir ?

Je reconnais avoir pris plus de "plaisir" à lire les chapitres concernant Elvis, découvrant petit à petit ce qui semble être la vérité sur ce chanteur mondialement connu, et au destin si tragique.

Il m'a fait penser à Mickaël Jackson : poussé par sa famille à toujours aller plus loin, pas spécialement bien entouré, et sujet à des dépendances qui le détruisent petit à petit. En toute franchise, j'avais le cœur lourd en faisant défiler ces chapitres. Le cœur lourd car mes dernières "croyances" se brisaient petit à petit. Je le pensais heureux, de temps en temps, et enthousiaste dans son métier. Mais qu'en est-il vraiment ? Quelle est la part de réel et de fiction, concernant l'histoire d'Elvis Presley ?

John White, quant à lui, m'a agacé, le plus souvent. Je pense aussi que mon envie d'en lire plus sur le King me faisait accélérer un peu la cadence, alors que ce personnage vulgaire avançait à deux à l'heure. Mais, dans le fond, il permet de reposer cette question qui a traîné pendant de longues années, à propos de la mort d'Elvis Presley... Et si ?

Si je ne peux pas lui attribuer l'étiquette du coup de cœur, ce livre m'a chamboulé, m'a donné envie de revoir une nouvelle fois cet homme habillé de cuir, qui chante "If I can dream", en 1968, rendant hommage à Martin Luther King, assassiné quelques mois plus tôt. Cette chanson résonne dans ma tête depuis des jours et des jours. Je vous l'offre pour conclure cet article, car, à mon sens, elle peut toujours être d'actualité, plus de 40 ans après...

(Et merci aux éditions Actes Sud pour cet ouvrage)

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Alex-Mot-à-Mots 25/09/2014 18:19

Je ne la connaissais pas cette chanson. Merci.

Valou076 30/09/2014 10:01

une des plus belles d'Elvis !

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